à venir et déjà passé déjà passé et à venir
Pourquoi m'être couché encore si tard. J'ai porté la fatigue de la mauvaise nuit toute la journée et jusqu'au soir, à l'heure de cette conférence qui m'a vu, encore une fois, hébété.
Il fait tard et l'informatique bruisse autour de moi, striée par l'enregistrement automatique de ces lignes sur le disque dur.
La passion, c'est un peu comme cet enregistrement automatique-là, régulièrement, une stridence légère.
Je ne sais qui me manque le plus de F ou de Barthes, de F ou de Duras ?
Toujours.
Pourquoi m'être couché encore si tard ? Et avoir porté l'agacement du jour sans fin tout le jour.
J'ai encore trop pensé à nos corps et à nos vies entrelacées, et je ne sais que faire de ces images et de ces pensées.
J'ai encore pensé à ce matin tôt, au corps debout, nu et au désir dans le sommeil.
Les Champs Élysées sont devenus vierges de leurs roues apprêtées.
Je ne les ai pas vraiment vues. Je ne vois plus que mon amour et ma douleur.
lundi 3 janvier 2000
retour au calendrier
retour à l'accueil
hier
3