| à venir et déjà passé | déjà passé et à venir |
| Je n'avais pas beaucoup
de temps à passer à Paris avant de repartir. Je ne connaîtrai
cet été que la Méditerranée, que les
différents bleus et les rochers bruns, fatigués par la mer
et par le sel ancien. J'ai repris un avion, avec l'envie, comme toujours
de me reposer sur le tarmac, de prendre le temps de goûter l'aéroport,
d'y essayer les sièges et tous les services qui y sont offerts.
Je suis arrivé à Ibiza dans les bétaillères volantes à touristes, mais j'aime l'aéroport d'Ibiza, quand on y descend dans l'humidité de la mer proche pour se laver de la climatisation malsaine des avions hors d'âge qui y emmènent. Il fallait que je prenne le bateau, il fallait que je me rappelle les chemins de la citadelle. |
Je suis arrivé sur l'île et je l'ai reconnue. Le port n'a pas changé et on y attend toujours les mêmes touristes dans le même joyeux bazar de débarcadère d'île grecque. Il ne fallait pas plus de trente minutes, m'avais-tu dit pour arriver à Formentera. Je n'imaginais pas ainsi le repère de vacances. Je la voyais plus haute et plus touffue. Mais je l'ai reconnue, sèche, ocre, comme il se doit. |
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samedi 29 juillet 2000
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