| à venir et déjà passé | déjà passé et à venir |
| Réveillé tôt,
j'ai traversé Paris déjà sous le soleil du presque
printemps pour inaugurer la douceur en allant à la piscine. Immergé
dans l'eau douce et sans cesse remuée par les nageurs et les cris
des enfants, je considère avec brume l'incroyable naïveté
de Mathieu sur les traces de Mani et de Zoroastre dans l'Asie centrale
qui ne connaît plus d'autres vestiges historiques que ceux laissés
par les Soviétiques épuisés. Mathieu parlait-il russ |
La course entamée tôt ce matin pour rejoindre la piscine a été rythmée de pensées anodines, Mathieu, François, V. la rebelle évanescente, toute cette histoire qui n'en finit pas et qui n'en finit jamais. J'ai appelé François. Je n'aime jamais le faire. Il vit à Nantes où on l'a placé responsable à mi-temps d'archives sans intérêt. Sa voix qui traîne trahit encore la médication d'anti dépresseurs. Je ne lui ai parlé de rien, je lui ai affirmé que j'irai lui rendre visite dès que j'aurai acheté une voiture et que nous irions ensemble manger du poisson dans un des ports proches en parlant de Lattaquié et de Spiro et des repas très aillés qu'il fallait digérer dans des temples en ruine, accompagnant des touristes repus. |
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dimanche 5
mars 2000
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