| à venir et déjà passé | déjà passé et à venir |
| Ils m'ont gâché
la fête préparée de longue date, ils m'ont ridiculisé.
Je suis resté ébahi par leurs regards échangés
au travers de moi. Soudain, je n'existais plus, je comprenais que je
n'existais
pas. Je les ai vus s'approcher en une danse rituelle depuis longtemps,
marquer leurs mains et leurs cous de la lumière de la danse, chanter
presque les retrouvailles.
Je ne sais plus que faire pour le reste de mon temps, stupéfait toujours de cette rencontre. J'ai erré ensuite aux abords de la cité, cherchant un autre mauvais coup d'oubli. Je n'ai rien trouvé, qu'une écuyère fellinienne qui tapinait. Je suis las. |
J'ai manigancé
une
promenade en bicyclette
dans Paris matinale. C'est facile. Au lieu de tourner à droite,
il suffit d'aller tout droit et Paris s'offre sans fin, rive gauche,
avec
des airs de banlieue, de province, de campagne, de chemins verts
recouverts
de goudron, à peine, la
ville cachée, la fausse ville.
Je suis allé à la fête ensuite, à la Villette, rive droite nouvelle, avec des airs qui rappellent les années d'avant et de maintenant. Une fête imaginée, imaginaire, sans charme cette année, si ce n'est ta présence, ta grâce dans les allées, quand tu apparais parfois et que tu me souris, et que tu pars, et que tu ne veux pas danser, dans le mystère. |
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vendredi 17
mars 2000
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