| à venir et déjà passé | déjà passé et à venir |
| J'ai pris quelques photos
de Marseille en attendant
le taxi ce matin. Il m'a conduit sans parler à l'aéroport
perché et j'ai quitté la ville à peine connue, à
peine sentie pour revenir vers Paris que je connais mieux que toi et qui
me manque plus que toi.
Dans mon bureau de poussière, les papiers ont eu le temps de s'accumuler sous l'oeil vigilant des secrétaires. Au milieu, je trouve une lettre de toi, avec quelques mots griffonnés qui disent que tu voudrais me voir, m'avertir de quelque chose. Je te rejoins dans ce café où nous avions nos habitudes. Tu m'annonces ton départ proche, un amour que tu n'espérais plus. Je me réjouis, t'embrasse amicalement et décide de ne pas garder de trace. |
Je suis parti de Marseille
dans la nuit, dans le froid, sans
avoir rien vu de la ville, vraiment, sans en avoir goûté
les promenades, les quais, les rives, les terrasses. J'ai repris un avion
et je suis revenu à Paris. Au bout de l'autoroute, la capitale brillait,
un rayon de soleil de consolation.
Quand j'ai vu apparaître ta silhouette tout à l'heure, dans la rue, d'abord ta marche, le volume que tu occupes dans l'espace, puis ton visage que je n'ai pas reconnu tout de suite, j'aurais voulu être ailleurs, loin, ne plus penser, ne plus voir. Je suis rentré dans le métro, ce soir, et tu n'étais pas avec moi, pas comme la dernière fois quand être dans le métro avec toi, juste cela, me faisait sourire. |
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jeudi 12 octobre 2000
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