| à venir et déjà passé | déjà passé et à venir |
| Je
ne sais pas bien ce qui s'est passé aujourd'hui. Le téléphone
a sonné assez tôt dans la chambre. Tu étais à
Cannes, tu avais appris que j'étais dans cet hôtel de la Croisette,
tu venais, tu pouvais passer, juste un instant, au réveil, parce
que c'était amusant après tout ce temps, dans ces circonstances
là. Quelques instants après, tu étais dans la chambre,
dans le babil de ta surprise et calé sur les oreillers, je te regardais
ouvrir la fenêtre, t'exclamer sur le bleu de la mer et les bateaux
que l'on voyait plus loin, vers Saint Tropez, pour la régate classique
qui se tiendrait l'après-midi. Après avoir effleuré
mes lèvres, et ton parfum va rester avec moi longtemps encore, tu
as quitté la chambre, l'hôtel et Cannes et je ne saurai jamais
ce que tu y faisais.
C'est toujours la même histoire. |
Dans
le temps de l'automne, je n'ai plus la clé des sentiments. Je
suis allé, une fois rentré de l'aéroport, dans le
presque printemps revenu, à la grande Halle de la Villette, pour
une fête avec des gens qui fêtent, dans la soirée déguisée
en soirée multi dansante. Je me suis senti seul comme cela n'était
pas arrivé depuis longtemps.
Il y avait des lumières, de l'alcool et le Paris qui s'agite et qui parle, qui s'agrège autour de ceux qui passent à la télévision. Je suis rentré dans la douceur humide du soir déçu, pensant à toi, à tes foucades, à tes tendresses, ne sachant plus vraiment ton nom et son orthographe. Demain, je ne serai plus à Paris. Je pars pour quelques semaines dans l'Orient de l'enfance, sans les complications des sentiments. |
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mardi 3 octobre 2000
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