| Je ne sais plus
quel tissu
je portais ce soir là, cette fin d'été là,
plus chaude sans doute que cette année. Il pleut, il fait froid,
on joue à l'automne, on fait mentir le temps et l'on s'ennuie déjà
de caresses plus tendres et de tendresses encore cachées, dérobées,
qui ne viennent plus et qui se détachent comme ça des souvenirs
en grappes, désolés.
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La
soirée se termine dans quelques balbutiements, sans que je
parvienne
vraiment à t'aimer davantage. Je
descends les rues de la ville, avec précaution, et toute ma tendresse
ne sait plus où aller ni que faire et c'est
soudain ce sentiment de solitude qui danse aussi, qui
danse pesant, comme un lutteur et qui finit par terrasser toute joie.
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