dimanche 19 août Comme le temps passe : 2001 = 2000 + 1
Car ce sont bien les mêmes obsessions, à peine assourdies par le temps qui passe, parfois même plus aiguës, et je suis symétrique le long de mon lit, et pourtant, un bras, une hanche, joue de guingois, se déporte, et j'imagine jusqu'à hurler la douleur posée de ne pouvoir bouger, l'énervement définitif d'un mort que l'on aurait mal placé. Il faut que je demande crûment que l'on veille à ma symétrie posthume. je ne plonge pasLe canal est toujours là, je suis allé le voir, comme à la fin des vacances on va reconnaître le chemin de la nouvelle école. Il est là pour des promenades jaunies, déjà sépia, alourdies de conversations mélancoliques, qui rappellent l'été et les illusions de bonheur. Je te vois déjà, dans des pensées éloignées de moi, dans le silence d'un dimanche, juste pour dire après, que rien n'est plus possible.
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