jeudi 23 août Comme le temps passe : 2001 = 2000 + 1
comme bleueDepuis qu'il n'y a plus aucune interdiction, je cesse d'imaginer que tu pleures, que tu cries, qu'il faut encore de la pitance de mots pour justifier ton désir, et le mien, qui se donne à voir, que tu entends des soirs entiers, comme une idée d'amour, un instant arrêtée qui taraude et qui menace l'oubli. Je cours, le soir tombe, la fraîcheur du bois dépasse les odeurs de la ville proche, des branches viennent me frôler, regarder en dessous l'idée douce du corps qui passe, sans hâte, un peu essoufflé et à chaque pas, je pense à toi, j'imagine ta voix près de moi et son timbre qui donne vie aux sons, qui les envoie loin pour tirer d'une conversation des sensations inédites.
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