| jeudi 19 avril | Comme le temps passe : 2001 = 2000 + 1 |
| Jour pour jour, j'aurais pu de nouveau aller à Bourges et revoir les salles hautes de la Maison de la culture, quand ce pays croyait encore pouvoir s'élever et porter Paris à la campagne. Je ne sais rien de ce qui se passe cette année, mon téléphone sonne, on me dit de venir et je reste. Je devais encore penser à toi dans l'agitation fébrile de la venue du Premier Ministre. Je devais encore penser à tes yeux en traversant la France et regardant, comme un vestige de ma mémoire, les traces de béton de l'aérotrain, comme un rêve d'enfance et comme un rêve d'amour. | La
journée se passe bleue encore et le soir, je dois m'assommer pour
dormir. Je ne pense plus à toi. L'angoisse distille patiemment et
m'empoisonne jusque dans le sommeil trouble que je m'impose.
Il y avait pourtant ces jours amusants, ces amitiés nouvelles, ces appels téléphoniques passés n'importe où, sur des trottoirs encore mouillés par la pluie qui vient. Il y avait toute cette vie et ces mots qui dansent avec nous et qui nous abandonnent pour aller vers des pleurs. Continuer de rêver quand il n'y a plus de rêve, quand tous les recoins du rêve sont encombrés par la crainte. |
| hier
demain |
|
| 109 | |
| 475 |