mardi 17 avril Comme le temps passe : 2001 = 2000 + 1
Il n'y avait pas ton nom dans le texte de l'année dernière, il y avait juste la présence de ton nom, et encore maintenant, mon absence de tendresse, à rebours, me terrifie. C'était aussi ton anniversaire l'année dernière, mais je ne m'en souciais pas. Tu es comme ce champ en pente où nous nous étions arrêtés pour attendre, pressés, l'éclipse du soleil. Il porte encore cette ombre bleue, longtemps.
Je ne me rappelle plus rien d'autre et parfois ton sourire vient avec moi et me réveille.
Je ne croyais pas en me regardant dans le miroir que c'était vrai, que j'avais bien été irradié, bizarrement, comme un coup de soleil, comme la peau brûlée soudainement, tout le visage, le front surtout si proéminent. Mais j'ai vu que mes sourcils avaient blondi, comme après le soleil, le vrai soleil. C'était une bizarrerie que je ne pourrai sans doute pas expliquer sauf si cela persistait et qu'il faille que je me rende à l'évidence.
Rien ne dit rien qui aille, qui vaille, et l'angoisse qui monte et qui descend qui essouffle et qui n'essouffle plus, qui dort et qui revient, qui revient méchamment et qui dort.
hier
demain
2003 107

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