2000 commençait
par
le Batofar.
Ce bateau métallique rouge, sur lequel il y a un vrai phare, que
l'on a capturé en mer d'Irlande pour l'amarrer aux pieds de la
Bibliothèque
de France, a été un des lieux fétiches de l'année
2000. Le terme apparaît quatorze fois mais on n'en trouve jusqu'à
présent aucune image, aucune photographie. C'est un lieu d'hiver.
Le 14
août, il apparaît comme "le
lieu des nuits de mon hiver". À
peine apparu, c'est déjà un lieu de nostalgie. "Je
pense à nos soirées au Batofar, quand la musique avait encore
un bruit." La seule visite attestée est celle du 16
novembre. C'était l'ouverture d'un festival dédié
aux pays de banquise, le Nord, le Grand Nord.
Il faudra que
j'aille faire
des photographies de cet endroit. Le 16 novembre, j'ai essayé, mais
les piles électriques de l'appareil étaient défaillantes.
J'ai retrouvé cependant un cliché, sombre et flou, on n'y
distingue rien. Je le livre cependant, comme une preuve de bonne foi,
de
bonne volonté aussi. Dès le premier janvier 2000, le
texte s'annonçait comme ce qu'il sera tout au long de l'année,
une longue
répétition, des redites sur l'amour, qui n'en
finissent plus : "un
discours toujours repris." Cette
répétition même qu'il faudrait interdire.
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Il
ne se passe rien en 2001 ? Il
faudrait se souvenir de la pluie sur la route, des trombes et de la
difficulté
à rester concentré. Je ne pensais pas à toi. Quel
vide dans mon esprit d'en finir avec toi au moment où l'année
commence !
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