| J'aurais aimé prendre
le train
avec toi. Je crois que c'est à Lille que je me préparais
à aller sans toi, encore sans toi, toujours. Je pensais que Lille
était plus loin et je me rappelle bien le froid des places pavées
et le temps de conversations un peu dansées et surjouées. |
La
jalousie me tuera un jour. Déjà, je respire plus mal. Comment
veux-tu que je puisse croire encore qu'il peut y avoir de l'amour et de
la tendresse qui seraient là ?Je
sais que ta bouche sur sa bouche me réveillera la nuit par des baisers
froids que je sentirai à peine, un souffle, un soupir et que je
peux tout imaginer de ton corps qui tremble et de la caresse, de la dernière
caresse, juste avant que tu t'endormes, juste là, dans le creux
du cou, la naissance des cheveux, la douceur. Mais je regarde Paris
dans une fleur orange,
du haut du musée, laissant
croiser autour de moi quelques regards et quelques plaisirs démodés.
Je ne pense qu'à toi. |