mercredi 14 novembre Comme le temps passe : 2001 = 2000 + 1
C'est très curieux ce texte qui évoque ce manteau de froid, comme une légende très ancienne, qui recouvre les anciennes angoisses de givre et qui se donne un peu de bon temps à inventer des ambiances surannées où des serveurs gantés tendent les téléphones dans d'ultimes gestes d'élégance, et toi, qui parlerais de ce froid qui te prend, que je te prends, qui te plaindrais comme si tu pouvais comprendre enfin ce petit sursaut de l'imagination, qui ne te demande vraiment rien, pas même un peu de compréhension, ni même une lecture impatiente pour vérifier encore une fois si tu hantes bien le coeur du texte, toujours. la douleur ne s'assombrit pasCe sont d'abord des tremblements qui accompagnent la douleur et puis la douleur qui revient plus forte. Il y a les mots qui viennent aussi, qui se posent un peu là, indécents de peine et de lâcheté, si pauvres, si malhabiles pour dire la vie qui se recroqueville, qui se défend mal, qui marche un peu à côté de moi, juste là, et le coeur qui s'emballe et la fin qui s'approche, méchante, comme si rien ne pouvait plus arriver que le malheur.
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