dimanche 14 octobre Comme le temps passe : 2001 = 2000 + 1
Il fallait bien que je t'oublie avec application, jusqu'à ne plus reconnaître un an après ce texte travesti, ces idées sans nom qui se déhanchent, ces repas inventés, ces achats rêvés et ces espoirs qui s'étalent. Je commençais doucement à ne plus rien dire de toi, à ne plus t'appeler les nuits, juste avant le sommeil et tu t'en moquais alors que l'amour même aurait dû te tenir dans l'éveil. Tu prends ce que tu veuxLe ciel hésite entre une gouache sombre, des aquarelles encore humides et quelques huiles vives, vernies, ensoleillées et la ville hésite alors elle aussi, se remplissant et fuyant l'instant d'après les gouttes d'eau sous les auvents des magasins. Je te rejoins, avec du rire et du rire encore de toi, de cet amour qui naît et que je pourrai encore oublier ensuite, dans le temps de ce peu de mémoire.
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