dimanche 9 septembre Comme le temps passe : 2001 = 2000 + 1
Il s'agit bien d'une grammaire, une grammaire de l'obsession, qui me fait répéter chaque année, au jour près, et parfois davantage, les mêmes gestes et les mêmes troubles. Je connais par coeur les règles de cette syntaxe de souffrance, qui tonne, qui dérange et qui grince, dans le soir, mélangée, dans le corset de ces attentes, dans ces angoisses qui tournoient, qui déchantent, ahuries. je ne te vois pas apparaître
C'est amusant, ou ce ne l'est peut-être pas, de savoir comment vider les jours de toute substance, de la narration même, la rendre impossible par le vide, la stérilité. Et cependant, ce dimanche s'est donné sa tranquillité, il a déroulé ses heures sans encombre, remarquant même que le temps fraîchissait au point qu'il fallait fermer les fenêtres, et se couvrir, et aller vite au lit pour que rien ne parvienne, pas le premier froid, pas l'hiver, pas déjà.
hier
demain
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