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J'étais
sur l'île de Batz, avec des palmiers chatouilleurs dans l'idée
de préserver la douceur du temps de mai pour les chaleurs à
venir. Je
rêvais à l'ombre sur une pierre rendue chaude, le corps alangui,
un espace de repos volé. Le
bateau peine à suivre la marée dans ses navettes tristes,
auprès du débarcadère sur lequel j'avais, petit, fait
tomber à l'eau l'appareil photo gainé de cuir. Le vent traverse
les lattes de bois, je suis à New York, distant de quelques miles
de la côte sans brume et les grattes ciel recouvrent la petite île
de Batz, sans encombre. Les
nuages racontent ton sourire. Je
ne dirai rien de ton absence permanente. Je la vole aussi, doucereux,
préparant un coup, absent
de cette absence même à la défaite jolie.
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