| Que j'ai d'autres
fois tenu
pour vraies et certaines bien des choses dont je me suis rendu compte
ensuite
qu'elles étaient fausses ? Je
réponds que je n'avais eu d'aucune de ces choses une perception
claire et distincte, mais, ignorant
cette règle de la vérité, j'avais peut-être
cru pour d'autres raisons, dont j'ai découvert ensuite qu'elles
n'avaient pas tant de fermeté.
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Mais
je
ne suis pas certain quant à moi qu'il soit si nécessaire
de poser comme positif le fait de connaître et de ne pas se tromper.
Que je sache et que je connaisse ou que je ne sache rien et que je ne
connaisse
rien, il n'y a pas grande différence si je mesure cela à
l'ensemble des connaissances passées ou à venir. Il me faut
donc une autre mesure de mon existence que la connaissance et la
vérité,
et ce ne pourra être que l'amour.
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