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plus je mets de temps et de soin à examiner toutes ces choses, plus
je trouve de clarté et de distinction dans la connaissance de
leur vérité. Mais qu'en conclure enfin ? C'est que si
la réalité objective de quelques unes de mes idées
est si grande que je sois certain qu'elle n'est en moi ni formellement
ni éminemment, et que par conséquent je ne peux pas être
moi-même la cause de cette idée, il suit de là nécessairement
que je ne suis pas
seul
dans le monde, mais qu'il existe autre chose, qui est la cause de
cette
idée.
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Je
ne
suis pas seul dans le monde. L'aveu est touchant. Mais pourquoi diable
Descartes a-t-il besoin d'abord de convoquer Dieu à sa rêverie
plutôt que ses proches, voire même l'homme au chapeau qui passe
dans la rue et qui, jusqu'à présent, seul, a eu les
honneurs de son texte, et encore n'est-il pas certain que ce ne fussent
pas des automates. Et nous étions alors le 6 février 2004.
Cela fera bientôt deux mois que je me débats seul avec Descartes
et Dieu, dans la nuée de ses pensées. Deux mois sans autrui.
Des
siècles pour Descartes.
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