| Car
si je les inspecte plus à fond et si je les examine chacune de la
même façon que j'ai hier examiné l'idée de la
cire, je remarque qu'il y a seulement fort peu de choses que je
perçoive
en elles clairement et distinctement : la grandeur ou étendue
en longueur, largeur et profondeur, la figure qui surgit de la
délimitation
de cette étendue, la situation que les divers choses figurées
ont les unes par rapport aux autres, et le mouvement ou changement de
cette
situation ; à quoi l'on peut ajouter la substance, la durée
et le nombre. |
C'était
seulement hier, l'idée de la cire ? Il me semble que cela fait des
mois que la cire dégouline et change de forme et que Descartes ne
peut imaginer l'infinité des formes qu'elle peut prendre. Et pourtant,
aujourd'hui, Descartes dit une chose assez différente. Ainsi, les
choses dites corporelles ne seraient pas moins celées que Dieu,
les anges et les autres hommes pareils à lui-même. Le
monde c'est le monde et le monde imite le monde. La substance est
trompeuse
et le nombre encore davantage. Quant au reste... |