| dimanche 5 décembre 2004 | Accueil |
| Monsieur le Doyen,
Messieurs
les Docteurs de la Faculté de Théologie de Paris, dont la
sagesse égale l'insigne renommée.
Si juste est la cause qui m'incite à vous présenter cet écrit, si juste aussi, j'en suis sûr, sera la vôtre en assurant sa protection, quand vous connaîtrez la raison de mon projet, que je ne puis avoir ici meilleur moyen de le recommander que de dire brièvement quel but j'y ai poursuivi. J'ai toujours estimé
que
deux questions, Dieu et l'âme, étaient les principales de
celles qui doivent être démontrées à l'aide
de la philosophie plutôt que de la théologie.
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Lecteur
éventuel.
Il y a presque un an, après avoir défini un protocole d'écriture quotidienne qui se résumait alors ainsi : écrire chaque jour la même quantité d'un texte recopié, ma main s'est portée, dans une librairie de la rue des Martyrs sur les Méditations métaphysiques de Descartes. J'étais alors, ce jour-là, et d'autres jours encore, pris par un sentiment étrange de déréalisation dont je connaîtrai quelques mois plus tard la cause physiologique. Je n'avais alors rien à démontrer, sinon à moi-même que je pouvais lire de la philosophie. |
| samedi 4 décembre 2004 | lundi 6 décembre 2004 |
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