Diégèse



dimanche 25 janvier 2004

2004
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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Mais que suis-je donc ? Une chose qui pense. Qu'est-ce que cela ? C'est bien une chose qui doute, qui connaît, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui sent.
Assurément ce n'est pas peu, si l'ensemble de ces modalités m'appartient ; mais pourquoi ne m'appartiendraient-elles pas ? Ne suis-je pas moi-même celui qui maintenant doute de presque tout, qui cependant connais quelque chose, qui affirme que cela seul est vrai, nie tout le reste, désire en savoir davantage, ne veux pas être trompé, imagine même malgré moi beaucoup de choses, en aperçois aussi beaucoup comme si elles venaient des sens ?

Et moi aujourd'hui je suis une chose qui pense à peine, qui laisse échapper comme par mégarde un filet ténu de pensée, juste là, qui descend un peu le long de mon corps qui n'existe pas
Le soleil est sur la ville dehors. Il fait un peu froid. Le moment demeure calme sans apprêt et Descartes porte pour moi toute possibilité d'angoisse existentielle. 
Je ne sais pas si je suis vraiment mais encore une fois cela m'est un peu égal.  Je commence à avoir faim. Je vais aller avaler quelque chose, presque rien, à la mesure de l'absence de sens générale et du peu de désir d'en savoir davantage. Je suis calé.





25 janvier
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