| Y a-t-il rien de
cela, quand
bien même je dormirais toujours, quand bien même celui qui
m'a créé se jouerait de moi autant qu'il est en son pouvoir,
qui ne soit aussi vrai qu'il est vrai que je suis ? Y
a-t-il rien qui se distingue de ma
pensée ? Y
a-t-il rien qui puisse être dit séparé de moi-même
? Car, que ce soit
moi qui doute, qui connais, qui veux, cela est si manifeste
qu'il ne se présente rien par quoi l'expliquer avec plus d'évidence.
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Deux
choses
en dehors de ma pensée, en dehors de moi qui veux et qui pense.
Mon abandon provisoire et définitif dans ces bras, dans ce sommeil
sensuel de la nuit et l'étrangeté idiote de la tour Eiffel
rouge pour le nouvel an chinois, qui est plus que rouge, luxueuse et
terrible.
J'attends
la neige. Je voudrais voir voleter la neige dans la lumière rouge
de la tour Eiffel du nouvel an chinois. Et penser à autre chose.
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