| Ensuite, quoique ces
idées
ne dépendent pas de ma volonté, il n'est pas pour autant
établi qu'elles procèdent nécessairement de choses
situées hors de moi. En effet, de même que les impulsions
dont je parlais à l'instant, quoiqu'elles soient en moi, semblent
pourtant différentes de ma volonté, de même peut-être
aussi y a-t-il en moi quelque autre faculté, qui
ne m'est pas encore connue, productrice de ces idées, comme
il m'a toujours semblé jusqu'ici qu'elles se forment en moi, lorsque
je rêve, sans aucune aide des choses extérieures.
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Ce
soir,
le trouble, comme la main de Dieu, son souffle, un baiser de Dieu sur
un
front trop fiévreux et rien qui puisse remplacer cet apaisement
là et cette crainte là.
Et
je
ne sais plus ce que je rêve. Il faudrait pour cela savoir ce que
je vis, et ce que je vis se dérobe autant que le monde et je ne
sais plus ce qu'est la joie ni ce qu'est la peine.
Et
Descartes
reste seul dans un monde désolé, avec son esprit qui le fait
vivant, avec son esprit seul qui décrit autant la solitude que la
raison.
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