| C'est un fait que,
par exemple,
lorsque j'imagine un triangle, je ne me borne pas à connaître
intellectuellement que c'est
une figure comprise entre trois lignes, mais
je vois aussi en même temps, du regard de l'esprit, ces trois lignes
comme présentes, et c'est ce que j'appelle imaginer.
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Mais
peut-on
aussi imaginer l'absence, la douleur, l'éblouissement, le froid,
la mort, l'instant de la mort ? Qu'en
est-il de l'imagination des sensations ? Est-elle de même nature
que l'imagination des formes ou des choses raisonnables ? Et je sais
que
je ne fais qu'imaginer les autres, et je rejoins Descartes avant de
m'éloigner.
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