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Il faut
laisser
au politique
ce qui revient au politique et à la charité ce qui revient
à la charité. Solliciter à ce point la charité
publique pour un événement qui devrait être d'abord
politique, c'est masquer confortablement l'urgence d'un traitement
politique
de cet événement. Alors, quand l'événement
n'est rien de moins que la mort de 145 000 personnes, aux dernières
estimations, le commerce de la charité, ou la
charité mise en commerce, tonitrue pour cacher l'immense silence
politique de la planète.
Même les
chaînes
de télévision ont donné de l'argent, sans doute moins
cependant que ce qu'elles ont gagné de recettes publicitaires
supplémentaires
grâce au tsunami.
On pleurera
un jour
sur l'absence
désormais
totale d'espoir de révolution.
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