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Parce qu'un homme
a tué un autre homme, parce qu'un homme qui n'était pas célèbre
a tué un autre homme qui était plus célèbre
que lui, un autre homme qui portait le
nom d'un peintre devenu très célèbre mais devenu
fou, mais mort fou, parce qu'il l'a tué, dit-il, au nom de sa religion,
parce qu'il l'a tué au nom de l'Islam, parce qu'il y a ce meurtre,
parce qu'il y a ce meurtre violent, les médias
s'inquiètent, les médias disent que la police s'inquiète
des conversions à l'Islam radical. Dans les médias, dans
les esprits, de l'Islam radical à l'islamisme radical, de l'Islam
radical à la montée de l'islamisme radical en France, il
n'y a pour les médias, il n'y a pour nos esprits médiatisés,
qu'une mince différence.
Pour illustrer son
propos, le journal le Monde montre une photographie
d'un jeune homme dans une mosquée avec un blouson de l'équipe
de France d'un sport quelconque. Ainsi, avoir un blouson dans une
mosquée
en prière
est-il sans doute suffisant pour illustrer dans le journal un supposé
radicalisme qui ne pourrait conduire qu'à trancher la gorge à
des célébrités au nom de l'Islam ?
Il faut faire attention.
Il
faut faire attention aux images.
Il ne faut pas faire dire aux images que toutes les prières conduisent
au meurtre. Et sur l'Islam, il faut lire Louis Massignon.
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