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Il y a eu le tsunami,
il y a trois mois, à peu près, ou juste trois mois, à
peu près, on ne sait plus bien, d'autres vagues ont recouvert la
vague, d'autres sujets se sont faits sujets, sont nés sujets dans
nos mémoires, dans nos oreilles, dans nos pauvres
mémoires, dans nos pauvres oreilles.
Aujourd'hui, la France
et l'Italie refusent d'accorder des préférences douanières
aux pays victimes du tsunami. Hier, la pêche revenait au Sri-Lanka.
Les affiches publicitaires des voyagistes disent : "C'est le moment d'y
aller", inventant, après le tourisme de masse, le cynisme de masse,
inventant, ou suivant, ou faisant semblant d'inventer ou faisant semblant
de suivre. L'indécence de masse.
La
mort des pauvres ne
change pas le monde.
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