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754 véhicules
brûlés cette nuit.
Il s'agit d'un plan concerté pour relancer la croissance et surtout
la croissance automobile. Et puis, c'est bien ces véhicules qui brûlent,
cela permet de se taire et de compter, de se contenter de compter les véhicules
brûlés. Pendant que l'on compte, la riposte, la riposte qui
n'est pas annoncée, mais qui est prévisible, qui est trop
prévisible, la riposte s'organise. Je suis certain qu'une riposte
s'organise, sortie elle-aussi des feuilletons télévisés
sur la vie urbaine américaine. Les habitants des banlieues vont
réclamer le port d'arme, vont constituer des ligues d'auto défense
et le tour sera joué, entièrement joué, complètement
joué. Ces enfants font le jeu, font entièrement le jeu de
la répression, de la répression américaine, américanisée.
Car
on n'a pas dit, on n'a pas lu, on n'a pas écrit que le terme
"racaille" utilisé par le ministre
était repris. Le ministre reprenait le mot qui lui était
lancé d'une fenêtre, par quelqu'un qui lui disait, d'une fenêtre,
qu'il en avait assez de cette "racaille". L'intonation du ministre le prouve
et d'ailleurs la reprise des propos de son interlocuteur fait partie de
ses tics de langage.
On racontera plus
tard que Nicolas
Sarkozy est tombé
à cause de son système rhétorique.
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