| Diégèse | mercredi
28 septembre 2005 |
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Un ministre
de la justice propose publiquement aux parlementaires de violer la constitution.
L'affaire de la rétroactivité du port du bracelet électronique
pour les délinquants sexuels.
Car la fin vaut les moyens, dit le ministre de la justice. Mais la constitution, c'est la mère de la République, ou bien c'est la fille de la République, et dans tous les cas, violer l'une c'est détruire l'autre, violer l'une, c'est plonger l'autre dans les affres. A chaque fois, le viol de l'une a entraîné la mort de l'autre. C'est comme cela entre la République et la constitution, c'est un attachement sans faille, un amour qui vient de très anciennes luttes, de très anciens combats, de très anciennes barricades. Vraiment, ça ne plaisante pas. Et il y a d'autres signes du crime qui se prépare. Mais on dit que l'on exagère, et l'on dit que l'on aime se faire peur, et l'on dit que ce n'est pas sérieux et que le loup fasciste est allé rôder ailleurs. C'est oublier que le loup fasciste est aussi un renard et qu'il sait se cacher en se dissimulant derrière les oripeaux populistes de la manipulation médiatique des masses. La rage. |
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