| Il est question de traces,
il y est questions de traces. Et il est vrai que puisqu'il ne se passe
rien, puisqu'il ne se passera rien, pourquoi faut-il alors, pourquoi faudrait-il
et faudrait-il vraiment garder traces de ce qu'il ne se passe rien, de
ce qu'il ne se passera rien. Pourquoi marquer cette vie
où l'âge passe ? Pourquoi marquer ce passage, ces passages
et les
larmes qu'il faut laver
quand on peut encore croire qu'on aime, quand on ne sait
pas encore qu'on n'aime pas, qu'on n'aime plus, qu'on ne peut plus,
qu'on ne peut plus aimer.
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Gustav : d'accord. C'est
d'accord. C'est dans le contrat. C'est contractualisé. Tu ne joues
pas. Toi, tu ne joues pas. Tu n'en fais pas un drame. Tu n'en feras pas
un drame. Tu n'en feras jamais un drame. Et cela va durer un an. D'accord.
Entièrement d'accord. Il n'était cependant pas écrit
qu'il ne se passerait rien, qu'il ne se passerait jamais rien. Ce n'était
pas une des clauses particulières du contrat signé. Il peut
donc bien se passer quelque chose. Il faudra cependant que ce qui se passera
ne conduise pas à la rupture du contrat.
Noëmie : Gustav et Mathieu
se regardent fixement et ce
regard est déjà un événement, est déjà
cela qui se passe. Et pourtant. Il faudra bien qu'il se passe quelque
chose. Je ne peux pas combler ce vide événementiel pendant
encore des mois. Je n'ai pas été formée pour cela.
Il me faut de l'événement et pas seulement quelques regards
appuyés. Je vous remercie. Mesdames. Messieurs. Je vous remercie
de votre patience. Le spectacle va commencer.
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Ils
ont ainsi repris le cours du spectaculaire, du spectacle, de l'explication
de texte. C'est sans doute que c'est la fin de la semaine et qu'ils
commencent à prendre le rythme des sept jours qui font une séquence,
qui font une séquence entière et qu'il faut préparer
le fait qu'il n'y a désormais plus qu'une seule journée pour
terminer la séquence et que cela soit constitué, cela le
texte soit constitué comme séquence.
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