| C'est une séquence
de conflit. C'est une séance d'explications. C'est une séquence
violente, encore plus violente, dans une violence symbolique qui ne peut
être adoucie, un peu, que par le sommeil, que par l'endormissement,
que par le doux endormissement, que par une idée de sommeil, que
par l'idée du sommeil des personnages.
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Gustav : mais moi je ne
fais pas un travail. Moi je ne travaille pas. Je suis ici parce que j'ai
arrêté de travailler, parce que je ne pouvais plus travailler,
parce que c'était impossible de travailler, parce que je ne jouais
plus aucun rôle, parce que je ne savais plus jouer aucun rôle.
Je suis ici, avec vous, avec vous que j'ai convoqués, que j'ai engagés,
parce que je ne voulais
plus être le support d'aucune fiction.
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C'est curieux comme Gustav
doit toujours rappeler, rappeler aux autres personnages, rappeler aux lecteurs
et rappeler aussi à l'auteur que c'est lui qui commande, que les
autres personnages sont des personnages subordonnés, pas secondaires
mais subordonnés, que les lecteurs sont des lecteurs subordonnés,
que les spectateurs n'existent pas, que l'auteur fait ce qu'il peut.
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