| Diégèse
2006
samedi 18 février
2006
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| L'atelier du texte |
| hier |
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2241
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| Est-ce qu'il faudrait arrêter
parce qu'il
n'y a plus rien à dir |
B. J'arrête, mais
j'arrête tout. J'arrête et j'arrête tout. Tu entends
comment sonne ce verbe, le verbe arrêter ? Tu veux vraiment que j'utilise
ce verbe ? Je dois arrêter la ville, je
dois transformer la ville en une image fixe, une image qui serait comme
l'image définitive de la ville. ce serait une image grise. Ce serait
une image triste. Puis je remplacerai l'image grise de la ville par une
image verte de la campagne. Ce serait une image moins triste. Tu vois que
c'est ridicule. Je ne peux pas arrêter. Ce serait comme vouloir arrêter
le monde.
A. Tu lui en as parlé ? B. Je ne pourrai jamais lui parler d'arrêter le monde. Je ne pourrai jamais lui demander de m'accompagner vers d'autres images. A. Je ne pourrai jamais arrêter le monde. B. Ce n'est pas possible. A. Ce n'est pas possible. |
Les deux personnages font donc appel à un troisième personnage. L'enjeu de la triade est un enjeu complexe, un enjeu qui pourrait déséquilibrer le texte, non seulement le texte, mais qui pourrait déséquilibrer aussi la production du texte. Tout aussi bien, la venue d'un troisième personnage qui, à l'évidence, hésite à venir, n'ose pas vraiment venir, pourrait rassembler le texte. A. et B. résistent. Ils terminent cette septième séquence par la déclaration, la déclaration solennelle puisqu'elle ponctue, puisqu'elle clôt cette séquence, par une impossibilité. Ce qui ne semble pas possible, c'est de faire venir un troisième personnage et que ce personnage puisse être une femme. Mais il n'est sans doute pas possible non plus d'imaginer un troisième homme. Ce qui n'est pas possible, ce qui ne serait donc pas possible, ce serait le chiffre trois. |