| Le personnage seul à
Istanbul, à Damas, à Jérusalem, c'est Gustav, le comédien,
c'est peut-être Gustav ou ce n'est personne, ou c'est peut-être
personne. C'est un personnage éclipsé, c'est un personnage
qui s'éclipse, qui s'est éclipsé, qui va s'éclipser,
à toutes les modalités possibles. Car la scène, c'est
le lieu où se retrouvent les éclipsés, c'est le lieu,
c'est avant tout le lieu de l'éclipse. Et les comédiens avancent
avec
dans leur chevelure, un peu de notre histoire accrochée.
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Tu es maintenant à
Izmir, tu ne veux plus te déplacer, tu ne veux plus courir après
les éclipses. La prochaine éclipse totale viendra le 22 juillet
2009 et tu devras aller en Inde, tu devras aller jusqu'en Inde et tu n'as
pas assez de temps pour aller de Turquie en Inde, pour aller de Turquie
jusqu'en Inde, jusqu'à Jabalpur. Tu es allé trop tôt
à Jabalpur. Tu es allé à Jabalpur trop tôt.
Tu
vas retourner sur la scène.
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Ainsi, la 22ème séquence
fonctionne-t-elle comme un interlude, fonctionne-t-elle comme une éclipse
de la scène qui est décrite elle-même comme une éclipse
et l'on pourrait dire que le thème de l'éclipse est un des
thèmes centraux de l'auteur, que l'éclipse est pour lui comme
le lieu de condensation extrême de la narration, de la fiction. L'éclipse
est la fiction par excellence puisqu'elle n'est qu'un point de vue.
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