| Gustav a utilisé
nos larmes dans les rues de la ville, ses larmes et les nôtres. Il
n'y a rien avant le texte. Il n'y a presque rien, il n'y a que l'envie,
il n'y a que le désir de partir vers le monologue de Gustav, de
partir dans la tristesse des rues des villes, dans
les rues des villes le lendemain d'une éclipse totale de soleil.
Et il ne s'agira pas de s'interroger sur la tristesse du mois de juin.
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(Gustav) Et je
reste triste absolument. J'ai utilisé toutes vos larmes et je
reste triste dans les rues de la ville. Je
me rappelle les rues, je me rappelle leur intimité, je me rappelle
l'intimité des fenêtres avec les fenêtres, l'intimité
des trottoirs avec les trottoirs, et la rue, au centre dans cette solitude
de rue. Et je reste
triste absolument. Il
n'y a aucune conclusion à cette tristesse. La rue ne conclut
rien.
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C'est difficile, c'est avec
difficulté que le monologue avance. L'impatience se mue en difficulté
et je ne sais plus ce que dit Gustav et l'auteur n'en sait rien lui non
plus et l'auteur ne sait même pas si Gustav dit quelque chose puisque
naît l'idée, puisque naît cette idée que le texte
pourrait être coupé, que le texte pourrait être amputé
pour donner un autre texte, pour extraire un autre texte et que dans cet
autre texte le monologue de Gustav pourrait être amputé.
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