| Diégèse
2006
lundi
premier mai
2006
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| L'atelier du texte |
| hier |
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2313
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| Il n'y a rien à préparer aujourd'hui. Je refuse d'utiliser les matériaux. C'est même davantage que cela. Je veux m'extraire des matériaux qui viennent, qui reviennent des années précédentes et d'une posture néo romantique d'amours déçues, d'attentes déçues et d'interrogations sur le temps qui passe et sur la vie qui passe et sur le vieillissement et sur toutes ces choses qui emplissent la littérature, toutes ces choses qui cherchent désespérément l'intérêt du lecteur, l'intérêt par la compassion, la compassion par l'identification. | Sous les applaudissements, le rideau de scène se baisse et occulte l'image de la salle vide et les applaudissements continuent, prenant peu à peu, de façon unanime, la forme du rappel ; les applaudissements battent le rappel. Le rideau se lève. La scène est vide. Il y a le grand écran. Il n'y a pas d'image. Les applaudissements cessent d'un seul coup, confirmant qu'il s'agissait d'une bande sonore. L'image revient. Elle rejoue le même tour. L'image de la scène vide et la caméra se retourne vers la salle. La salle est comble. Les spectateurs sont silencieux. | Si c'était une pièce, une sculpture, une installation vidéo, les consignes d'exposition préciseraient que la pièce doit être présentée dans un théâtre et qu'elle doit être produite de nouveau pour chaque théâtre dans lequel elle est présentée. Elle ne pourrait être présentée que dans un théâtre et dans un vrai théâtre. Elle ne pourrait pas être présentée au Palazzo Grassi. Il serait précisé qu'il n'est pas autorisé de la présenter au Palazzo Grassi, à Venise. La pièce s'appellerait "Contre le Palazzo Grassi". |