| Diégèse | mercredi 3 mai 2006 | ||
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2006 | |
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L'atelier du texte | demain |
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le texte | après le texte |
| La succession
formelle des
plans dans la séquence m'oblige, m'oblige dès aujourd'hui,
maintenant, dans le milieu de la semaine, à récapituler,
à revenir sur le dimanche et le lundi et le mardi... Ce sont donc
des images sur un grand écran en fond de scène, écran
sur lequel sont projetées des images d'une scène vide, d'une
salle vide, d'une salle vide avec applaudissements, le rideau baissé,
la scène vide, la salle comble, comble et silencieuse, puis encore
un tour les spectateurs applaudissent. Il faut continuer. |
Les spectateurs
applaudissent
et l'on entend une voix qui prononce normalement, qui prononce sans
affectation,
sans faire l'acteur, une voix qui prononce : "on entend la voix de
Noëmie".
Noëmie : la phrase que l'on vient d'entendre est de quel ordre, serait de quel ordre ? Car elle ne peut pas être de celui de la didascalie puisque cet ordre, cet ordre-là m'est réservé, à moi, Noëmie. Donc la phrase ci-dessus est de quel ordre, serait de quel ordre, de l'ordre de la sur-didascalie, de celle réservée à un narrateur auteur ? Les
phrases que vous venez d'entendre n'existent pas. Mesdames, Messieurs,
vous devez les oublier. Ce sont des déchets, ce sont des reliefs,
ce sont des préparatifs. Ces phrases n'existent pas. Vous devez
les oublier. Mesdames, Messieurs. Ce sont des déchets, ce sont des
reliefs, ce sont des préparatifs. Et je pourrais le répéter
encore, ces phrases et leur commentaire et qu'est-ce que vous pourriez
faire pour m'en empêcher ? |
Je ne suis pas certain qu'il fallait laisser Noëmie intervenir dans le dispositif formel déployé depuis dimanche et la laisser surtout revenir sur la question par définition infinie de la didascalie et de sa mise en abyme. Je n'en suis pas certain mais je n'y peux pas grand chose car vous dites que l'écriture, c'est la liberté. ce n'est rien de cela. |