Diégèse 2006
jeudi 4 mai 2006
L'atelier du texte
hier
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Les rides, comme les momies. Moi qui cède encore à toute cette affection. Je retarde chaque jour le départ d'un jour. Se croiser. De qui tiendrais-je donc mon être ? L'espoir d'avoir mieux joué, toujours.
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avant le texte
le texte
après le texte
Je crois me souvenir, je me souviens, de la déception d'hier face au texte qui s'écrit, qui s'est écrit, car je ne voulais pas le retour des personnages, leur retour si tôt, si tôt après leur disparition, qui n'est pas un départ. Un rideau qui tombe, un noir entre deux séquences, ce n'est pas un départ, c'est une disparition, c'est une éclipse et cela ne signifie rien d'autre qu'une rupture, qu'une rupture déterminée ou indéterminée dans la diégèse. Noir complet. Le rideau tombe et la salle demeure dans le noir et dans le silence. L'obscurité nie la présence de personnages, nie la présence possible de personnages, nie la présence de public, nie la présence possible de public et impose l'absence de spectacle, l'impossibilité du spectacle. On ne sait plus si l'on est dans un théâtre, s'il y a une scène, s'il y a des fauteuils, si tout cela peut exister, peut continuer.

Dans l'obscurité, des applaudissements.

Puis le rideau se lève. Il y a l'écran et sur l'écran il n'y a rien.

C'est moins clair. Le dispositif formel est moins clair. Pourtant, c'est aussi plus clair. Le dispositif est plus clair. Une mise en scène du texte serait nécessairement une interprétation diégétique du texte et non seulement le choix d'une scénographie. Il faudrait déterminer ce qui est de l'ordre de la didascalie, ce qui est de l'ordre du dialogue et ce qui est de l'ordre de l'image, puisque ces trois ordres sont, dans le texte, en miroir, en labyrinthe, en trompe l'oeil.