| Diégèse | dimanche 5 mars 2006 | ||
| ce travail est commencé depuis 2256 jours | et son auteur est en vie
depuis 16709 jours (72 x 11 x 31 jours) |
2006 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Séquence 09 |
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| le texte | après le texte |
| C'est bientôt le printemps.
C'est une évidence et que provoque le printemps, que pourrait provoquer
le printemps sur les personnages, sur des personnage |
A. Je suis fatigué.
B. Je suis fatigué de Venise. C. Je suis fatiguée des voyages. A. Qu'est-ce qu'on fait ? B. On ne fait rien. Le monde fait pour nous, il fait à notre place, il fait nos désirs, ils les provoque et puis les assouvit parfois et se repaît de notre frustration. C. Je ne sais pas ce qu'est la frustration. A. Je ne sais pas ce qu'est le désir. B. Je ne sais pas ce qu'est le monde. C. Si l'on ne sait rien, si l'on ne fait rien, si l'on ne raconte rien, je ne crois pas que nous allons pouvoir rester, rester ici, rester ensemble. B. Mais nous ne pouvons pas partir. Nous sommes fatigués des voyages et de leurs illusions. C. Je peux raconter mes voyages. A. Je peux sortir. |
Peu importe que les personnages ne fassent rien, ne racontent rien, ne voyagent pas, ne bougent pas, ne s'aiment pas. La tension, la mise en tension vient de cette absence. C'est comme le bruit d'un néon, c'est un bruit imperceptible, tout d'abord imperceptible et qui devient ensuite insupportable et qui provoque le geste, le geste d'éteindre, le geste agacé ou qui provoque juste l'agacement, l'agacement sans geste. Et si le texte agace, et si le texte ennuie et si le texte provoque l'ennui et le désintérêt, il n'en reste pas moins un texte. C'est alors un texte qui ennuie et le texte n'y peut rien. |