| Diégèse | lundi 2 octobre 2006 | ||
| ce travail est commencé depuis 2467 jours | et son auteur est en vie
depuis 16920 jours (23 x 32 x 5 x 47 jours) |
2006 | |
| |
|||
| hier | |
L'atelier du texte | demain |
|
|
le texte | après le texte |
| Hier, Descartes n'était plus dans le texte. Gustav avait décidé que Descartes n'était plus dans le texte, n'était plus dans la didascalie. Et aujourd'hui, Descartes n'est plus dans le texte, n'est plus dans le matériel qui devrait conduire au texte et il n'y a déjà plus que le commentaire de Descartes. | Mathieu : et si nous sommes
dans l'art, et si nous sommes de l'esthétique, si nous sommes des
personnages rêvés, est-ce que nous pouvons rêver la
beauté ?
Gustav : il n'y a pas de différence, je ne vois pas de différence entre la beauté réelle et la beauté rêvée. La beauté est toujours une fiction. Mathieu : mais il y a la nuit. Noëmie : et soudain, Gustav et Mathieu scrutent cette histoire défaite. |
Est-ce que c'est une fatalité que les personnages aspirent à la réalité ? Est-ce qu'ils souhaitent vraiment devenir réels et est-ce un service à leur rendre que d'entrer avec eux, un instant, un instant de temps en temps, dans le pacte de la fiction, comme le désignent les critiques. Mais on n'a jamais vu, mais je ne me souviens pas avoir vu, avoir déjà vu, des personnages qui ne cessent pas, qui ne cessent jamais de dire qu'ils sont des personnages et qu'il ne faut pas croire un instant, pas même un instant, pas même un seul instant à leur réalité. |