Diégèse 2006
lundi 2 octobre 2006
L'atelier du texte
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Déjà tu écrivais toute notre histoire défaite. La nuit se passera dans ce sommeil scruté. Prendre le temps du voyage, puisque c'est le voyage. Tes promenades. Je ne vois pas pourquoi je différencierais sensation réelle et sensation rêvée. Cette fiction européenne.
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avant le texte
le texte
après le texte
Hier, Descartes n'était plus dans le texte. Gustav avait décidé que Descartes n'était plus dans le texte, n'était plus dans la didascalie. Et aujourd'hui, Descartes n'est plus dans le texte, n'est plus dans le matériel qui devrait conduire au texte et il n'y a déjà plus que le commentaire de Descartes. Mathieu : et si nous sommes dans l'art, et si nous sommes de l'esthétique, si nous sommes des personnages rêvés, est-ce que nous pouvons rêver la beauté ?

Gustav : il n'y a pas de différence, je ne vois pas de différence entre la beauté réelle et la beauté rêvée. La beauté est toujours une fiction.

Mathieu : mais il y a la nuit.

Noëmie : et soudain, Gustav et Mathieu scrutent cette histoire défaite.

Est-ce que c'est une fatalité que les personnages aspirent à la réalité ? Est-ce qu'ils souhaitent vraiment devenir réels et est-ce un service à leur rendre que d'entrer avec eux, un instant, un instant de temps en temps, dans le pacte de la fiction, comme le désignent les critiques. Mais on n'a jamais vu, mais je ne me souviens pas avoir vu, avoir déjà vu, des personnages qui ne cessent pas, qui ne cessent jamais de dire qu'ils sont des personnages et qu'il ne faut pas croire un instant, pas même un instant, pas même un seul instant à leur réalité.