| Diégèse
2006
vendredi premier
septembre 2006
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| L'atelier du texte |
| hier |
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2436
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| Je ne sais pas ce que le vent lave et c'est encore une métaphore. Que le texte soit marqué par le temps, que ce texte soit marqué par le temps n'est pas étonnant, ne m'étonne pas, ne m'étonne pas vraiment et ne m'étonne vraiment pas. Un texte qui se déploie sur la partition des dates est nécessairement marqué par le temps. Cela s'offre à mon entendement avec évidence et quand bien même je rêverais, tout ce qui s'offre à mon entendement avec évidence est entièrement vrai. | Mathieu : tout
peut toujours commencer demain et pourtant le texte n'est que le texte
d'aujourd'hui et nous sommes les personnages d'aujourd'hui qui ne parlent,
qui ne bougent, qui n'existent qu'aujourd'hui. Nous sommes les personnages
mortels d'aujourd'hui.
Gustav : c'est un conte pour enfants. Tu peux encore imaginer que nous sommes les personnages d'un conte pour enfants. Mathieu : je ne sais pas. Je voudrais prendre de la distance. Je voudrais donner de la distance. Je voudrais parfois être un personnage qui rêve. |
Il faudra, il faudrait que
je, que moi l'auteur, l'auteur supposé, retourne vers les personnages.
Il est assez sensible qu'ils sont abandonnés, qu'ils se sentent
abandonnés, qu'ils sont dans la vacuité dans laquelle sont
des personnages sans auteur.
Mais le titre est déjà pris, déjà utilisé. Cependant, ils sont abandonnés. Ils n'ont pas d'auteur. Rien ne dit cependant qu'ils soient en quête d'auteur. |