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| Le texte ne
sait rien de ses effets. Le texte ne sait rien de lui même. Le
texte ne se connaît plus, ne se reconnaît plus mais il ne s'est
jamais connu, il ne s'est jamais reconnu. Il ne connaît ni ne
reconnaît, même, son angoisse.
Il ne connaît pas son angoisse.
Dans le texte, tout est faux, tout est factice et cela ne suffit cependant pas à bâtir une fiction. |
Mathieu : et le rêve
ne va pourtant pas exténuer l'angoisse.
Gustav : c'est la première fois que tu évoques mon angoisse. Noëmie : c'est la première fois que Mathieu évoque l'angoisse de Gustav. Mathieu : c'est la première fois que j'évoque ton angoisse. Gustav : mais je préfère que l'on parle de ma fatigue. |
Angoisse
et fatigue forment un couple étrange. L'angoisse annihile la fatigue
qui annihile l'angoisse mais l'ensemble demeure sous tension, en tension,
tendu.
Angoisse et fatigue sont une tempête qui ne respecte ni le texte, ni l'auteur, ni les personnages. En cela, c'est un couple productif et créatif. C'est fatigant. |