Diégèse 2006
samedi 2 septembre 2006
L'atelier du texte
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Que sais-tu de tes effets ? Seule l'angoisse était bien véritable, assidue et fidèle. Dans les rêves troubles qui venaient à travers la ville, tout était faux et factice. L'idée d'un luxe populaire. Avant de le connaître, je n'ai rien pu savoir parfaitement d'aucune autre chose. La tempête respecte les discriminations sociales.
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avant le texte
le texte
après le texte
Le texte ne sait rien de ses effets. Le texte ne sait rien de lui même. Le texte ne se connaît plus, ne se reconnaît plus mais il ne s'est jamais connu, il ne s'est jamais reconnu. Il ne connaît ni ne reconnaît, même, son angoisse. Il ne connaît pas son angoisse

Dans le texte, tout est faux, tout est factice et cela ne suffit cependant pas à bâtir une fiction.

Mathieu : et le rêve ne va pourtant pas exténuer l'angoisse.

Gustav : c'est la première fois que tu évoques mon angoisse.

Noëmie : c'est la première fois que Mathieu évoque l'angoisse de Gustav.

Mathieu : c'est la première fois que j'évoque ton angoisse.

Gustav : mais je préfère que l'on parle de ma fatigue.

Angoisse et fatigue forment un couple étrange. L'angoisse annihile la fatigue qui annihile l'angoisse mais l'ensemble demeure sous tension, en tension, tendu.

Angoisse et fatigue sont une tempête qui ne respecte ni le texte, ni l'auteur, ni les personnages. En cela, c'est un couple productif et créatif. 

C'est fatigant.