Diégèse 2006
dimanche 3 septembre 2006
L'atelier du texte
hier
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Nous sommes allés voir notre lampadaire. Jouer quelques notes de souvenir, qui pourraient être joyeuses. Qui pourrait jamais me faire grandir ? L'équilibre des ombres. Toute cette nature corporelle qui fait l'objet de la mathématique pure. Les journaux le condamnent.
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Séquence 35
avant le texte
le texte
après le texte
Extérieur. Cette nouvelle séquence, cette autre séquence est à l'extérieur, est une séquence en extérieur et c'est un extérieur urbain. On ne sait pas, je ne sais pas de quelle ville il s'agit, on ne sait pas, je ne sais pas de quelle ville il s'agirait. Et peu importe la ville, il faut que les personnages sortent, il faut sortir les personnages, non pas comme on le fait pour les chiens, non pas comme on le fait pour les plantes quand il pleut ou quand il ne pleut pas, selon les plantes, mais comme on le fait de personnages de cinéma. C'est un dispositif avec trois écrans. C'est le même dispositif avec trois écrans, les trois écrans qui permettent de voir des personnages en pied si une image est projetée, si une image de personnages est projetée.

Noëmie : vous entendez ma voix. Vous entendez ma voix de didascalienne. Sur l'écran du centre, sur l'écran du milieu, vous allez voir Gustav, vous allez voir Gustav qui marche dans une ville. Sur l'écran de droite, vous allez voir Mathieu, sur l'écran qui est à droite, vous allez voir Mathieu.

Mathieu : toute cette nature corporelle qui fait l'objet de la mathématique pure.

Noëmie : sur l'écran de gauche, Descartes. René Descartes. Les méditations métaphysiques défilent. Les lettres sont top petites pour que vous puissiez les lire. Vous savez cependant de quel texte il s'agit.

Je ne sais pas si les journaux pourraient condamner cette cavalerie. Le texte qui commence, la séquence du texte qui commence me fait l'effet d'une cavalerie, d'un drôle de cavalerie, comme une trompette, comme une trompette qui sonne la charge, qui sonne la charge de la cavalerie. Et je n'y réfléchis pas.