| Le texte est toujours au
bord de la rupture, non pas de la rupture métaphorique, c'est à
dire comme un couple qui serait au bord de la rupture, mais au bord d'une
rupture textuelle, syntaxique et lexicale, de la ligne textuelle qui se
rompt, qui se brise. Et
puis le texte continue, sans trop savoir comment, par la force de l'inertie
prise par plus de deux mille jours.
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Mathieu : tu as raison.
Le détournement de Descartes, c'est Descartes.
Noëmie : j'examine
d'abord la différence qu'il y a entre l'imagination et la pure intellection.
Mathieu : Il
n'y a aucune différence entre l'imagination et la pure intellection.
Gustav : je ne sais plus
qui est Descartes.
Mathieu : c'est
sans doute que la
vie reprend, dans
toute son étrangeté,
dans
toute sa capacité à imaginer.
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Ce serait une thérapie.
Gustav suit une thérapie. Gustav tenterait une thérapie.
Mais cela supposerait que Noëmie et Gustav soient thérapeutes.
Or, ils ne le sont pas. Ce n'est donc pas une thérapie. Ce n'est
pas un spectacle. Ce n'est pas un texte. Cela
s'installe.
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