| Je ne sais pas si c'est
l'automne
qui manque, si c'est le temps qui manque et qui manquerait à
l'auteur parce que le temps ne manque pas aux personnages, à qui
tout le temps est donné et l'on
peut même penser que jamais autant de temps n'a été
laissé à des personnages, que jamais des personnages n'ont
eu autant de temps pour prendre leur temps, pour prendre le temps d'être
des personnages. Mais c'est la fin de la séquence. Mais les
séquences, chaque semaine, doivent se terminer.
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Gustav : c'est fatigant,
c'est douloureusement fatigant, c'est douloureux.
Mathieu : que
peut-il y avoir en effet de plus intime que la douleur ?
Gustav : que
peut-il y avoir en effet de plus intime que la fatigue, celle qui délave
les couleurs du monde, celle qui affadit les rires, celle qui décave,
dégorge, déglutit.
Noëmie : que
peut-il y avoir en effet de plus intime que la douleur ?
Gustav : René Descartes.
Les Méditations métaphysiques.
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La séquence est terminée.
Les personnages ni n'avancent ni ne reculent, ni ne bougent ni ne bougent
d'ailleurs pas. Les
personnages passent le temps qui leur est donné, qui leur est donné
en abondance et cela leur va bien, et cela leur va mieux, et cela leur
va très bien.
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