La littérature
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La photographie
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Gustav
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Mathieu
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Noëmie
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D.
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Bhopal, les traces de l'empoisonnement ont disparu, presque complètement
disparu.
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Il
faut aller vite mais je ne sais pas aller vite. Je ne peux aller vite que
seul. Accompagné, je suis lent. Je me souviens d'avoir été
seul dans des villes, déjà, et
je me hâtais seul dans les rues à la recherche d'un hôtel.
Je me souviens d'une journée en particulier. Je me souviens qu'il
y avait des conversations. Puis je pense à un autre jour et, quant
à cette journée, qui a résonné de ces explications
et de ces promesses non tenues, je n'en sais plus rien et je m'en moque.
En fait, très vite, je ne m'en souviens plus.
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Cela
n'avance pas. Ce voyage ne sert peut-être à rien. Je me sens
vieilli
déjà par la trop grande abondance de lumière indienne,
et
peu importe que je ne comprenne pas l'infini de tes absences.
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Je
n'ai pas le temps de me rappeler. Chaque jour, je me dis seulement,
encore
un jour, encore une fois.
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Mais
il y a le printemps et ses
vieux rythmes amoureux.
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Le
printemps ne sert à rien et les journées n'ont aucun rythme.
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