La littérature
| La photographie
| Gustav
| Mathieu
| Noëmie
| D.
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| Puisqu'il y a la
question
du souvenir et même la question de la commémoration...
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Tu as raison. Il
y a cette ville, cette ville qui s'impose. Et c'est le lac de Côme.
Et je me souviens, et je peux me souvenir, et je peux même me souvenir,
et je peux même me souvenir quand
j'étais un imposteur au bord du lac de Côme.
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Il n'y a pas que
le lac
de Côme. Il y a d'autres villes. Il y a Lisbonne aussi. La
ville de Lisbonne est sous le froid.
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C'est une idée
reçue.
je sais qu'il ne fait jamais froid à Lisbonne. C'est une opinion.
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Mais
parce qu'on ne peut se défaire si vite de l'accoutumance à
une vieille opinion, il convient de m'arrêter ici pour fixer plus
profondément dans ma mémoire, par la durée de ma méditation,
cette nouvelle connaissance.
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C'est facile.
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Est-ce que tu
existes au
bord du lac de Côme ?
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Je ne pourrais
pas aujourd'hui,
aujourd'hui seulement, exister autre part. Exister
autre part, exister parce que l'on pourrait exister autre part et que
l'on
n'est jamais entièrement ici et maintenant. |
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Tu
me dis que tu te souviens mais je sais bien que tu mens. |
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Je suis épuisé,
ce soir, par tous
ces
mots échangés, je sors encore une fois regarder le sombre
du lac. |
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On
imagine la scène. |