La littérature
| La photographie
| Gustav
| Mathieu
| Noëmie
| D.
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| Ils ont repris
la voiture.
Ou alors ils ont repris le train. Je ne sais pas bien comment ils
voyagent
mais je peux supposer qu'ils voyagent en voiture. Ils sont en Italie.
Mais
ils ne sont pas dans l'Italie de l'été, dans l'Italie de
l'insouciance. Ils
sont dans l'Italie du trop tard et des
chansons de trop tard viennent dans ma tête. |
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C'est déjà
le soir. C'est déjà la nuit. Nous n'avons rien vu de Morbegno. |
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Tout
à l'heure, dans le soleil de la gare, sur la droite, je pouvais
voir le glacier du Disgrazie. |
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Ne
pas minauder. |
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Je
ne m'inquiète plus de notre rencontre, d'anniversaires désormais
passés, de temps enfui, de jours qui s'échangent. |
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Mais tu ne te
rappelles
pas. Pour autant, tu ne te rappelles pas. Tu frappes ta tempe mais tu
ne
te rappelles pas. |
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Pour
autant, c'est aussi
un
geste qui renonce. |
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Mais
il faudrait penser à d'autres topographies avant qu'il n'y ait vraiment
plus rien à dire et que le texte s'arrête, comme quelque chose
qui s'arrête de soi-même. |
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Je
ne pourrai jamais arrêter le monde. Je
suis, moi, une chose qui pense, c'est-à-dire qui doute, qui affirme,
qui nie, qui connaît peu de choses, qui en ignore beaucoup, qui veut,
qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui sent. |
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