La littérature
| La photographie
| Gustav
| Mathieu
| Noëmie
| D.
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| La promenade du
lido va
durer une semaine. C'est une promenade qui contourne Venise. C'est une
promenade qui pourrait nier Venise, comme destination et comme
littérature.
C'est une promenade lente.
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Nous
sommes allés nous promener doucettement.
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Je
longe la mer, le vent italien comme une caresse un peu plus violente,
désemparée.
En
arithmétique et en géométrie, quand je considérais
une chose fort simple et facile, par exemple que l'addition de deux et
de trois fait cinq, ou choses semblables, n'avais-je pas, de celles-là
au moins, une intuition assez transparente pour affirmer qu'elles
étaient
vraies ?
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Mais il n'y a plus
besoin
de s'interroger sur la vérité. Il n'y a plus besoin de s'interroger
sur ce qui pourrait être vrai, sur ce qui pourrait ne pas être
vrai. Il y a tous ces émetteurs qui nous donnent toujours toute
la vérité. Avant,
parfois, les émetteurs s'arrêtaient.
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Je
n'aurais pas dû revenir, alors je n'aurais pas dû venir, alors
je n'aurais pas dû, alors je n'aurais pas dû partir, alors
je n'aurais pas dû repartir.
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On
annonce un temps plus froid.
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Vous
êtes maintenant assagis, voyageurs et dociles, prompts à croire
que vous vivez encore. Vous êtes installés dans cette
longue scène au bord de la mer. Vous êtes installés
dans cette longue promenade le long du lido. Vous ne savez pas si vous
en reviendrez. Vous ne savez pas si vous y reviendrez.
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