La littérature
| La photographie
| Gustav
| Mathieu
| Noëmie
| D.
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| Le narrateur de
2002 était
un narrateur amoureux. Un amoureux déçu encore amoureux.
Les personnages de 2006, repris en 2008, ont des difficultés avec
le sentiment amoureux, qu'ils considèrent sans doute comme un
rite de clochettes et de grincements. Ils vont repartir. Je sais
qu'ils
vont partir vers Nice, où je les rejoindrai au début de la
semaine prochaine. Je ne sais pas s'ils sont obligés de dialoguer,
de se parler, de parler tous les quatre tous les jours. Je vais les
laisser
faire. |
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Nous commençons
aujourd'hui
le rite que nous accomplirons si possible tous les jours de toute cette
année. Nous nous retrouverons le soir et nous échangerons
quelques mots pour caractériser notre journée dans la ville
où nous serons arrivés. Nous ne sommes pas obligés
de tous nous exprimer. Nous pouvons aussi écouter. |
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Alors
je ne fais rien. |
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Je crois que je n'aime
pas
cette ville. C'est une ville énervée en permanence, une ville
qui s'agite et qui joue à être une ville agitée, une
ville d'agitation. Je crois que je ne l'aime pas. J'ai
porté l'agacement du jour sans fin tout le jour. |
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Je ne suis pas
d'accord
avec Noëmie. C'est une ville qui joue. C'est une ville qui, au monde,
propose le jeu du monde. C'est une ville de départ et une ville
d'arrivée. Elle rit et elle pleure en permanence depuis des siècles.
C'est une scène. |